Listicle | Définition, exemples et conseils
Si vous consultez régulièrement des blogs et sites d’information, il est une petite révolution qui aura difficilement pu vous échapper… Depuis quelques années, les listicles ont le vent en poupe.
Facile à lire, attrayant et facilement partageable auprès de ses contacts, ce type d’article séduit aussi bien les lecteurs que les rédacteurs, qui y trouvent leur compte.
Mais au juste, c’est quoi un listicle ?
Et pourquoi ce format est-il devenu si incontournable sur Internet, et en particulier dans la blogosphère ?
- « 10 astuces pour manger mieux quand on n’a pas le temps de cuisiner »,
- « Les 10 tendances mode incontournables pour le printemps 2026 »,
- « Les 3 qualités à valoriser en entretien d’embauche »,
- « Écrire une signature de mail accrocheuse en 5 étapes »,
- « Ces 8 fautes de syntaxe que l’on fait tous et qui nous desservent »,
- « 4 coffee shops parisiens à visiter de toute urgence »,
- « Accueillir un chien de refuge chez soi : la checklist des bonnes pratiques pour une adoption sereine »…
N’attendons pas plus longtemps pour lever le suspense, d’autant que les exemples présentés ci-dessus l’ont largement éventé : un listicle est un type d’article de presse ou de blog structuré sous la forme d’une liste, numérotée ou non.
Particulièrement adapté à la consultation rapide ou au scrolling tels que les internautes les pratiquent aujourd’hui, le listicle présente toutefois quelques limites pratiques dont il est bon d’avoir conscience avant d’en faire le fer de lance de sa ligne éditoriale.
Bien sûr, en tant que non professionnel de l’écriture, lorsqu’il s’agit d’écrire des contenus aussi rébarbatifs qu’une lettre de réclamation à un service client, une demande de congé ou encore un mail professionnel, utiliser l’intelligence artificielle est tout à fait envisageable. Notre chat IA, justement, saura vous donner un fier coup de pouce en la matière !
Sans oublier nos outils purement pratico-pratiques, à l’instar de l’éditeur PDF ou du convertisseur PDF.
Bref, vous l’aurez compris : vous n’avez que l’embarras du choix !
Qu’est-ce qu’un listicle ?
Derrière une dénomination un peu étrange de prime abord se cache en réalité un mot-valise composé de deux noms anglais : list (« liste ») et article (transparent en français).
Étant donné la proximité étymologique entre les termes anglais et les termes français dans le cas présent, le fait de transposer le mot tel quel en français allait plutôt de soi…
Genre rédactionnel hybride par essence, le listicle est principalement utilisé dans les médias numériques – bien qu’on puisse également le rencontrer dans certaines presses écrites – et présente un contenu informatif ou argumentatif.
Typiquement, la liste qui le compose peut être numérotée, mais on trouve également des listicles établis à partir d’une liste à puces, y compris dans les articles dont le titre annonce une liste de tant d’items donnés.
| Titre de l’article : « Immobilier à Paris : les 5 arrondissements de Paris les plus accessibles » | |
| Avec liste numérotée | Avec liste à puces |
Introduction
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs.
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs.
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs.
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs.
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs. Conclusion |
Introduction
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs.
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs.
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs.
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs.
Paragraphe explicatif avec prix moyen au m2 et liste des rues ou quartiers les plus attractifs. Conclusion |
| Commentaire :
Ici, le fait que la liste se structure logiquement autour de données chiffrées objectives (prix moyen du m2 dans l’immobilier à Paris intra-muros) tendrait à orienter l’article vers une liste numérotée en fonction de la progression des prix. On pourrait même envisager une liste numérotée allant dans l’ordre décroissant (5, 4, 3, 2 & 1 au lieu de 1, 2, 3, 4 & 5) afin d’instaurer un suspense auprès du lecteur quant à l’arrondissement le moins cher, et ainsi l’encourager à aller jusqu’au bout de l’article. Un pari qui présente tout de même un risque : que le lecteur se rende directement au dernier item et lise le reste à rebours, voire ne lise pas du tout les précédents. |
|
Concrètement, le listicle se caractérise par une fragmentation de son contenu en items distincts, une hiérarchisation explicite et une lisibilité optimisée, particulièrement adaptée à la lecture sur écran ou sur mobile.
En d’autres termes, lorsque le lecteur ou l’internaute parcourt l’article et cherche une donnée qui l’intéresse, il doit pouvoir lire un point en particulier sans être perdu s’il n’a pas lu les autres au préalable.
Bien sûr, faire référence à des points antérieurs ou ultérieurs n’est pas interdit, mais cela ne doit jamais être au détriment du sens général, ni obliger le lecteur à revenir en arrière ou disperser sa concentration.
Chaque item doit pouvoir être lu indépendamment du reste.
Le listicle est souvent reconnaissable avant même de cliquer pour parcourir son contenu ; il suffit de jeter un coup d’œil à son titre.
La présence d’un chiffre, mais aussi de formules telles que « … en x points », « Les x plus grands… », « … : la checklist ultime », ne trompe pas.
De plus, des titres tels que « nos meilleures astuces », « nos meilleures adresses » ou « nos meilleurs conseils » révèlent souvent des listicles.
Descendant direct des listes didactiques traditionnelles et des modes d’emploi, le listicle s’est développé avec l’apparition du web, et s’est démocratisé avec l’essor des sites d’actualité en ligne et des blogs.
Sa structure particulière en fait, à l’heure de la concentration fragmentée et du scrolling à outrance, un média privilégié afin de transmettre un contenu utile de façon synthétique sans pour autant sacrifier la pertinence et la complétude de l’information.
Le listicle : pourquoi ça marche ?
Si le listicle est partout et que sa popularité ne faiblit ni auprès de ceux qui le créent — et encore moins auprès de ceux qui le consomment ! —, ce n’est certainement pas le fruit du hasard.
Ce type de format présente des avantages certains par rapport à d’autres :
- Le listicle : un format clair et structuré
- Le listicle propose au lecteur/internaute une structure claire et aérée qui l’aide à se repérer. Scanner la page à la recherche d’une information en particulier est ainsi plus confortable. De la même manière, le fait que chaque item soit introduit par un sous-titre qui fait la synthèse du contenu du ou des paragraphes de l’item facilite la navigation et la mémorisation des informations clés.
- Le listicle est adapté à tous les types de sujets
- Que ce soit pour présenter des conseils, des bonnes adresses, des produits, des faits ou des anecdotes, le format si intuitif du listicle s’adapte à une multitude de thématiques et de styles.
- Le listicle va à l’essentiel
- Ce qui, à l’heure où les internautes sautent de page en page avec la dextérité d’un ouistiti dopé à la caféine et privilégient les contenus concis desquels ils souhaitent extraire l’information principale d’un seul coup d’œil, est un atout des plus appréciables pour capter la bonne audience… Avec un listicle, pas de risque pour un rédacteur web de multiplier les paragraphes longs et ennuyeux : le format est justement pensé pour éviter cet écueil.
- Le listicle est généralement bien positionné sur les moteurs de recherche
- C’est bien connu dans le métier : les moteurs de recherche préfèrent les contenus bien structurés aux blocs de texte. Les listicles sont souvent bien positionnés, car ils répondent rapidement aux questions des internautes. De plus, pour celui qui rédige le listicle, la présence de plusieurs niveaux de titres et de puces imposée par son format se prête particulièrement bien à l’optimisation du référencement naturel.
- Le listicle génère plus de lectures complètes
- Cela peut paraître contre-intuitif au premier abord, mais on observe une attention accrue de la part du lecteur/internaute lorsqu’il parcourt un listicle, certainement car il ne se sent pas découragé par la présence de gros blocs de texte, mais plutôt poussé à continuer sa lecture par un flot d’informations maîtrisé. De ce fait, la curiosité a tendance à le pousser à parcourir la totalité de la liste, pour découvrir tous les points évoqués. Ainsi, le taux de lecture intégrale est généralement plus élevé.
- Le listicle constitue un gain de temps et de productivité considérable pour le rédacteur
- Rédiger un listicle permet de préparer et d’écrire rapidement un article grâce à l’organisation des idées en points distincts, sans qu’il y ait besoin d’élaborer de longues transitions. De plus, le fait de pouvoir recycler ses propres modèles et de suivre une structure donnée augmente considérablement la productivité moyenne. Résultat : le ratio effort-résultat est généralement plus satisfaisant que pour d’autres formats. Que du bonheur !
Et s’il vous en fallait encore pour vous convaincre d’adopter le listicle en tant que rédacteur, sachez que ce format d’article de blog demeure le plus partagé à l’heure actuelle.
Avec quelques années de recul sur la pratique, il est désormais possible d’établir des constats nets, et celui-ci est sans équivoque : les listicles sont souvent plus relayés sur les réseaux sociaux que les autres formats d’article.
En effet, leur structure accrocheuse attire l’attention, et leur titre évocateur incite à cliquer et à transmettre l’information.
Le terme clickbait désigne un contenu web dont l’objectif premier est de capter l’attention de l’internaute pour le faire cliquer sur un lien afin de générer des revenus publicitaires.
Pour ce faire, il peut arborer une accroche quelque peu racoleuse, notamment dans son titre.
À noter que le listicle fait partie des rares formats qui peuvent tout à fait mêler approche racoleuse et contenu qualitatif, pour peu que le thème et la plume du rédacteur s’y prêtent.
Écrire un bon listicle : nos 10 conseils qui marchent
Écrire un bon listicle, ce n’est pas juste empiler des points avec des numéros et des mots-clés qui fonctionnent : on doit retrouver une progression logique et une cohérence dans l’ensemble.
Surtout, le listicle est un format qui, dès qu’il est identifié en tant que tel par le lecteur, lui promet clarté, accessibilité et plaisir de lecture.
Ainsi, sous une apparente simplicité de mise en œuvre, rédiger un listicle qui se veut à la hauteur des attentes du lecteur/internaute requiert de se plier à quelques bonnes pratiques d’écriture, surtout si vous écrivez du contenu destiné au web.
- Choisir un angle précis
- Un listicle avec un thème commun, trop général, n’attirera qu’un nombre restreint de curieux. De plus, plus le sujet est large, plus vous avez de chances de vous heurter à la concurrence. Ainsi, « Les 10 plus belles librairies de Paris » a plus de chances de capter l’attention d’un internaute (zone ciblée, adjectif expressif…) que « Les 10 meilleurs endroits au monde » (zone générique, qualificatif vague…).
Aussi, tout passe d’abord par le titre, alors soignez-le !
- Un listicle avec un thème commun, trop général, n’attirera qu’un nombre restreint de curieux. De plus, plus le sujet est large, plus vous avez de chances de vous heurter à la concurrence. Ainsi, « Les 10 plus belles librairies de Paris » a plus de chances de capter l’attention d’un internaute (zone ciblée, adjectif expressif…) que « Les 10 meilleurs endroits au monde » (zone générique, qualificatif vague…).
- Ne trompez pas le lecteur pour faire du clic
- En parlant de titre, justement, ne cédez pas à la tentation de lui faire annoncer une chose sans la mettre en œuvre dans l’article pour brasser plus de vues. Votre titre, ainsi que votre paragraphe introductif, doivent tenir leurs promesses d’un bout à l’autre de votre article, et en tant que rédacteur, vous ne devez jamais les perdre de vue.
- Choisir un nombre ni trop petit, ni trop grand
- Si votre titre présente une donnée chiffrée (ce qui est le cas la majorité du temps), veillez à choisir un numéro qui ne soit ni trop négligeable pour qu’on s’y intéresse, ni décourageant au premier contact.
- « Les 3 villes préférées des Français »
- Le 3 est un chiffre certes parlant, mais plutôt restreint. Un lecteur pourrait se demander si cela veut vraiment le coup de cliquer alors qu’on ne va lui proposer que trois occurrences, surtout quand un pays recèle des dizaines et des dizaines de communes toutes plus intéressantes les unes que les autres.
- « Les 35 villes préférées des Français »
- À l’inverse, 35 est un nombre si grand à l’échelle d’un simple article web qu’il peut se révéler décourageant avant même d’avoir généré un clic. Même aérée et structurée, on imagine une tartine de texte interminable, voire creuse, et pour peu qu’il soit en train de consulter les réseaux sociaux dans les transports ou dans une salle d’attente, le lecteur y réfléchira à deux fois avant de se lancer.
Globalement, on considère qu’un chiffre entre 5 et 10 est la fourchette gagnante pour un listicle. Et si vous avez tout de même besoin de franchir la barre du 10, veillez alors à vous arrêter, sauf nécessité absolue imposée par le sujet, sur un nombre rond, qui se termine soit par 5 ou 0). Un chiffre tel que 17 pourrait paraître brouillon.
- Structurer chaque point à l’identique
- Chaque item ou élément composant le listicle doit être cohérent et autonome. Pour ce faire, il est recommandé de tous les présenter selon la même structure (par exemple, un sous-titre clair, suivi d’une explication puis d’un exemple).
- Aérer le texte
- Pour faciliter la lecture et retenir l’internaute sur votre article, il faut à tout prix lui simplifier la tâche, en limitant les gros pavés de texte qui rendent l’information plus complexe à localiser et à mémoriser.
- Rester concis
- Dans le même ordre d’idées, gardez à l’esprit qu’un listicle n’est pas un essai ou une thèse. Il constitue une approche simple, souvent ludique et orientée vers un sujet populaire, mais ne se veut jamais complètement exhaustif. Ainsi, soyez concis sur le fond comme sur la forme (phrases courtes mais rythmées, une idée par point, pas de digressions inutiles…).
- Ne pas hésiter à apporter sa patte (exemples originaux, anecdotes…)
- Qui dit format courant ne dit pas forcément plume générique… Si vous voulez générer un trafic durable et faire revenir les lecteurs, n’hésitez pas à réfléchir au petit truc en plus que vous pourriez apporter pour marquer votre style… et ainsi vous démarquez de la concurrence. Cela peut-être une expression en particulier, des anecdotes originales, une structure particulière… Bref, faites preuve d’inventivité tout en restant professionnel !